Sri Lanka - Edition
2004
Le Sri Lanka est une destination captivante, 65 600km² soit
un peu plus de deux fois la belgique. La jungle profonde, parsemée
de vestiges de civilisations anciennes, séduira les passionnées
d’archéologies. La diversité des paysages
(montagnes tapissées de champs de thé, savane africaine,
rizières, jardins d’épices et plages blondes
bordées de cocotiers), enchantera les amateurs de nature.
Avec tous ses charmes, l’ancienne Ceylan reste l’une
des destinations asiatiques les plus attachantes.
11 heures de vol et 8477 Km séparent Paris de Colombo
sa capitale.
Un peu d’histoire :
1948 proclamation de l’indépendance et 1972 Ceylan
quitte le Commonwealth et s’appelle désormais Sri
Lanka.
Berceau du Bouddhisme, en peu d’espace, cette île
tropicale vous offre une histoire très diversifiée.
Le Sri Lanka, ce sont des jungles peuplées d’éléphants
et de léopards, de magnifiques ruines, qui témoignent
de la grandeur des civilisations des temps passés, des
parcs et jardins, de vastes domaines agricoles.
Dans le centre de l’île, c’est un paysage montagneux
que vous découvrirez, le jardin botanique de la ville de
Kandy.
La culture et l’histoire du Sri Lanka se perpétuent
au travers des vestiges d’Anuradhapura, l’ancienne
capitale du pays, de Mihintale ou de Polonnaruwa dont les temples
sont encore considérés aujourd’hui comme lieu
saint par les bouddhistes.
Pour les naturalistes, le Sri Lanka offre une vaste collection
d’espèces uniques.
Climat :
La grande mousson sévit de mai à août sur
la côte occidentale, tandis que la petite mousson affecte
la côte orientale de novembre à janvier. A Colombo,
les températures moyennes sont de 30° C en décembre,
31° C en mars et 30° C en juin, autant dire constantes.
Population et langues :
La population compte un peu moins de 20 millions d’habitants.
Elle se compose de Cinghalais, de tamouls, de Chinois, de Maures
et d’européens. L’anglais est couramment parlé
ainsi que le singhalais, le tamoul essentiellement au nord de
l’île, et d’autres langues orientales.
haut
Un patrimoine pour l'humanité
« Du haut d'une colline, qui surgit comme un îlot
dans la plaine, je regarde s'éclairer la muette immensité
verte. C'est [...] la forêt, la jungle ; c'est au centre
de la grande île de Ceylan, le lieu profond de la paix,
que protège encore de tous côtés l'inextricable
enlacement des arbres ; c'est la place où, depuis deux
mille ans, la ville merveilleuse dAnuradhapura s'est éteinte
sous la nuit des feuilles. [...] Là-bas des lacs, où
sont maîtres les crocodiles et où viennent boire,
au crépuscule, les troupeaux d'éléphants
sauvages. C'est la forêt, c'est la jungle, - d'où
commence de monter vers moi l'appel matinal des oiseaux. »
Pierre Loti, 1903.
L'Unesco a consacré le triple don fait au Sri Lanka -une
nature généreuse, une histoire prodigieuse et une
longue tradition d'échanges avec le reste du monde -. en
inscrivant sept de ses merveilles au Patrimoine de l'Humanité
: Sinharaja, la grande forêt tropicale aux couleurs d'émeraude.
Polonnaruwa, Danibulla et Sigiriya, les trois sites majeurs hérités
du passé, Anuradhapura et Kandy, les deux villes saintes
et Galle enfin, une puissante forteresse dressée au XVII'
s. par les Hollandais à la pointe de l'île, sur l'océan
Indien.
Dès le XIX' s., historiens, cartographes, ingénieurs
et savants ont entrepris le défrichage des anciennes cités
royales, abandonnées et englouties par la jungle. Fondée
au V' s. av. J.-C, Anuradhapura fut la capitale de l'île
pendant 1 400 ans. Placée sous le patronage de trois grands
monastères bouddhiques, elle grandit autour d'immenses
édifices reliquaires, les dagoba, construits en mémoire
du Bouddha. Leurs grands dômes de briques font de nos jours
l'objet de la dévotion de bouddhistes venus du monde entier
: le Thuparama, ancêtre de tous les dagoba de l'île,
le Ruvanveliseya immaculé, le plus vénéré,
et deux géants, nommes Jetavanarama et Abhayagiriya, toujours
en cours de restauration. Ville sainte, Anuradhapura est aussi
dépositaire la statue de Bouddha en samadhi à la
physionomie sereine, sculptée au IV' s. Ville du passé,
la capitale royale a gardé encore bien des trésors
: les jardins royaux Ran Masu Uyana, la pierre de seuil en demi-lune
délicatement sculptée du palais Mahasena, les sculptures
du Ratna Prasada ou du temple rupestre Isurumuniya. L'ensemble
a été inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco
en 1982.
Perchée à 370 m, au sommet d'un rocher de pierre
rouge qui domine un ensemble harmonieux de jardins dessinés
au V' s., la citadelle de Sigiriya est classée par l'Unesco
depuis 1982. Une anfractuosité du rocher conserve le joyau
de la peinture sri lankaise : les portraits de vingt et une demoiselles,
dont les couleurs délicates ont gardé tout leur
éclat depuis 1 500 ans. Sur le Mur Miroir en vis à
vis, des graffitis tracés entre le VI' et le XIII' s. rendent
hommage à leur grâce. Nid d'aigle d'un roi parricide,
le palais du sommet est desservi par un étroit escalier
qui se faufile entre les pattes géantes d'un lion.
Polonnaruwa succéda à Anuradhapura dans le rôle
de capitale au X' s. Elle ne le fut que pendant deux siècles,
mais ses vestiges s'étendent sur 15 km: et figurent au
patrimoine de l’Unesco depuis 1982. Outre le palais royal
et ses dépendances ont été mis au jour plusieurs
temples et monastères : l'immense Alahena Pirivena - 80
ha -, les quatre statues rupestres de Bouddha du Gai Vihara et
le Tivanka Pilimage aux fragiles peintures murales. Édifiés
sur une terrasse monumentale à la gloire de la plus précieuse
des reliques du monde bouddhiste, la Dent deBouddha, aujourd'hui
conservée dans son temple de Kandy, le Vatadage et cinq
autres constructions religieuses composent un ensemble architectural
unique au monde.
Aux portes de la région montagneuse, Kandy fut la dernière
capitale du royaume, accueillant, au XVIe s., la fameuse relique
de la Dent de Bouddha dans un temple à la sobre élégance,
le Dalada Maligawa. Il constitue, avec les Dévala, les
sanctuaires des quatre dieux gardiens de la relique, un ensemble
sacré que l'Unesco a inscrit au Patrimoine de l'Humanité
en 1988. Dans la jolie campagne environnante, les fondations religieuses
se comptent par dizaines.
Aménagés avec le meilleur d'une muséographie
originale et moderne, les musées de l'île mettent
en valeur les extraordinaires trésors artistiques mis au
jour dans la terre du Sri Lanka : musée du Jetavana, installé
dans le bâtiment colonial (1902) de l'ancienne mairie britannique
de Anuradhapura, musée archéologique de Polonnaruwa
et Galerie des Bronzes du Musée National de Colombo.
Également classé par l'Unesco depuis 1991, le Temple
d'Or de Dambulla est un monastère rupestre, dont les cinq
grottes sanctuaires sont entièrement ornées de peintures
murales bouddhiques, exécutées au XVIII' s. Toute
de vermillon et d'ocre, cette chatoyante composition recouvre
2 100 m2.
Les Européens venus faire commerce des épices de
l'île ont, à leur tour, laissé un héritage
dont l'ensemble le plus remarquable est Galle, magnifique port
naturel à la pointe sud, qui garde intacts les remparts
et demeures bâtis par les Hollandais au XVII' s. L'Unesco
a classé l'ensemble, considéré comme la plus
grande forteresse hollandaise conservée dans le monde.
Les arbres sont les stars de Sinharaja, une forêt tropicale
de 4 475 ha, située sur les contreforts de la région
montagneuse et inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial des
Biosphères en 1989. La canopée s'y déploie
à 35 m en moyenne, certains spécimens atteignant
50 m de haut. Le long de ses sentiers de randonnée poussent
les hautes hampes de l'orchidée commune, les touffes géantes
de la cardamome, les lianes du poivre et du gingembre, domaines
des singes à face rouge et des nichées de pies bleues.
haut
Jardins et forêts
Civiles ou sacrées, anciennes ou récentes, les architectures
de l'île témoignent toutes d'un sens subtil du paysage
environnant. L'art de l'ancienne Ceylan est traversé par
un amour de la nature qu'ont transcendé les enseignements
de Bouddha, et dont la plus belle expression est le jardin, composé
pour le délassement royal ou la quiétude spirituelle.
Dans les vestiges de tous les monastères bouddhiques fondés
au Sri Lanka transparaissent les accords harmonieux qu'ils entretenaient
avec leur environnement. L'île conserve des exemples dépares,
conçus pour l'agrément du roi et de son gynécée,
qui sont parmi les plus anciens du monde.
Aménagé au VIe s., le parc des Poissons d'Or de
Anuradhapura joue de la fantaisie naturelle des rochers et de
bassins aménagés. Au pied de la citadelle de Sigiriya,
s'échelonnent trois ensembles de jardins, dessinés
dans une perspective magistrale.
Cette tradition du dialogue entre les artifices du jardin et
les surprises de la nature s'est maintenue à travers les
âges. Non loin de la station balnéaire de Bentota,
Brief Garden est un rêve de jardin tropical, dont les terrasses
dominent les rizières et les plantations de café
environnantes. Sur deux hectares, il fut aménagé
sa vie durant par Bewis Bawa, frère aîné du
grand architecte Gcoffrcy Bawa, disparu en 1992. Sous des entrelacs
de lianes, la luxuriante flore locale y est disciplinée
dans un cadre tour à tour japonisant ou italien, rythmé
par des tapis de dieffenbachias et des massifs de dracaenas.
Au temps où les Britanniques étaient les maîtres
de l’île, ils y importèrent leur passion des
jardins, doublée du souci, très pragmatique, d'étudier
les espèces végétales indigènes et
d'acclimater des plantes importées du reste du monde. Ainsi
naquirent de merveilleux jardins botaniques, comme celui de Henaratgoda,
près de la capitale, où furent plantées les
premières graines d'hévéas, ou de Hakgala,
à proximité de Nuwara Eliya, qui bénéficie
à 1 680 mètres du climat tempéré de
la « petite Angleterre ». Peradeniya, l'ancien jardin
des rois de Kandy, est désormais un splendide parc, où
se côtoient des palmiers du monde entier et où les
frondaisons d'un Ficus benjamina de 140 ans couvrent près
de 1 900 m1.
Du fond des âges, les Sri Lankais respectent autant la
nature dont leur île a été comblée
que les palais et les temples édifiés par leurs
rois. Ils vénèrent tout particulièrement
les arbres, patriarches de la forêt tropicale. Lors de l'introduction
du bouddhisme à Ceylan, la moniale Sangamitta apporta des
boutures du banian sous lequel Bouddha avait connu l'Éveil.
Mis en terre à Anuradhapura et dans plusieurs autres endroits
de l'île, ces arbres Bo concilient le culte traditionnel
des esprits des arbres, des rivières et des rochers, avec
la vénération due à la doctrine du maître.
Le plus vénérable d'entre eux est l'arbre Bo du
Sri Maha Bodhi qui prospère toujours dans la cité
sainte de Anuradhapura.
Certaines espèces, comme l’ébène,
le teck, ou l'acajou, produisent quelques uns des bois les plus
précieux du monde. Le bois de fer appartient a cette famille
des grumes rares. Au VIII* s., un roi de Anuradhapura lui a consacré
la forêt Naamal Uyana. Ses frondaisons dominent toujours
les 95 ha de ce parc où s'élève, à
320 m d'altitude, un massif de sept pics de quartz rose.
La congrégation bouddhiste Aranya Senasana, qui ne compte
qu'un demi millier de moines, les vanavasin ou « moines
de la forêt », a choisi la retraite dans les forêts
profondes du Sri Lanka pour se livrer à une activité
spirituelle, fondée plutôt sur la méditation
que sur l'étude des textes canoniques. Parmi les ancêtres
de cet ordre, les ermitages de Ritigala sont enfouis dans une
jungle de manguiers géants, de fromagers aux racines tentaculaires
et d'ébéniers aux troncs profondément ridés.
Dans la forêt d'Arankele, un monastère retiré
observe toujours la règle austère de cette congrégation.
haut
Bouddhisme et spiritualié
Avec 69% d'adeptes, le bouddhisme domine largement les religions
de l'île où cette doctrine fut recueillie il y a
plus de 23 siècles.
Au III's. av. J.-C., le roi de Anuradhapura, Devanampiya Tissa,
entretenait les meilleures relations avec l'empereur Ashoka. Ce
souverain indien s'était non seulement converti à
la doctrine de Bouddha, mais avait entrepris de la diffuser de
par le monde. Par un chaud soir de mai 250, une mission conduite
par son propre fils, le Thera Mahinda, aborda les rivages du Sri
Lanka. Dans les collines de Minimale, Mahinda convertit Devanampiya
Tissa au bouddhisme, à l'ombre d'un manguier. Durant sept
jours, il prêcha à Anuradhapura, devant un public
de plus en plus nombreux. Le roi dota la communauté bouddhique
d'un parc au sud de son palais. Ainsi naquit le Mahavihara, le
premier monastère bouddhiste du Sri Lanka.
Seules les formes architecturales et l'ampleur des constructions
monastiques ont évolué dans le temps. Dans l'enceinte
des pansala d'aujourd'hui, on retrouve toujours le même
dispositif décliné dans une architecture sobre de
bâtiments chaulés et couverts de tuiles rosés.
La vie monastique s'organise autour des résidences, des
salles de prédication et du chapitre (poyage, < salle
des cérémonies du jour de poya >) et de la bibliothèque.
Au cœur du monastère s'élèvent les édifices
sacrés : un enclos pour l'arbre Bo et un monument reliquaire
(dagoba), accompagné d'une chapelle abritant des effigies
de Bouddha.
On donne à l'enseignement de Bouddha le nom de Dharma,
la Loi. Elle expose l'existence fondamentale et universelle de
la douleur et l'éternelle insatisfaction de l'homme, qui
l'entrave dans cette existence douloureuse. Elle enseigne l'affranchissement
du désir comme l'unique moyen d'anéantissement de
la souffrance et propose, a l'instar de Bouddha, de renoncer a
toute forme d'attachement et de s'appliquer a pratiquer huit vertus
fondamentales : perfection de l'opinion et de l'intention, de
la parole et de l'acte, des moyens de subsistance et de l'effort,
de l'attention et de la concentration. Dharma constitue avec Bouddha
et Sangha, la communauté, les Trois Joyaux du bouddhisme.
Le Sri Lanka a joué un rôle considérable
pour l'histoire du bouddhisme. Durant le Haut Moyen Âge,
un réseau d'universités bouddhiques se déploya
du golfe de Bengale à Sumatra. Leur localisation, leur
vie quotidienne et les enseignements qui y étaient dispensés
sont connus grâce aux relations de voyage de pèlerins
venus de Chine pour étudier la loi bouddhique. Aux yeux
de tous, le Sri Lanka était le quartier général
du bouddhisme et le gardien d'une relique sans prix : la Dent
du Bouddha, jalousement gardée par les rois de l'île
depuis le IV' s.
C'est au Sri Lanka également qu'eut lieu un événement
majeur : la mise par écrit de l'enseignement de Bouddha.
Depuis sa mort, il était resté transmis par récitation
et codifié à l'occasion de conciles, dont le premier
eut lieu au VI' s av. J.-C. À l'issue du 4', on décida
de le coucher par écrit dans le monastère Alu Vihara,
non loin de Kandy. Les longues feuilles du palmier tallipot servirent
de papyrus à ces premiers textes. Plusieurs monastères
conservent des exemplaires de ces formes de manuscrits appellés
olla, serrés dans de précieuses couvertures ouvragées.
Non seulement le Bouddha ne laissa aucun écrit, mais il
ne désigna aucun successeur. La première mission
du Sangha fut de lui survivre pour transmettre sa doctrine. Sa
subsistance était assurée par les laïcs, qui
lui faisaient don de nourriture et de terres pour se retirer pendant
la saison des pluies. Ainsi s'instaura un équilibre entre
moines et laïcs dont le Sri Lanka, et avec lui tous les pays
qui observent la Voie des Anciens, le Theravada (parfois désigné
comme Petit Véhicule), sont les héritiers aujourd'hui.
Les laïcs vont au moins une fois par mois au monastère
de leur paroisse, auquel ils fournissent la plus grande partie
de ses moyens d'existence : médicaments, vêtements
monastiques, constructions et réparations.
Le pays compte plus de 6 500 monastères abritant quelque
20 000 moines. Ils relèvent de trois congrégations
(nikaya) principales. Celles-ci se sont développées
avec la coutume qui consiste, lorsque la communauté monastique
se trouve désorganisée ou affaiblie, à la
régénérer en faisant appel au Sangha d'un
autre pays du Theravada pour rétablir l'orthodoxie, en
pratiquant l'ordination dans les règles. Ainsi, la Siyam
Nikaya, qui regroupe plus de 50% des moines sous la tutelle des
monastères Malwatte et Asgiriya de Kandy, fut-elle constituée
par des moines thaïlandais arrivés a Ceylan en 1753,
à la demande du roi de Kandy. Sa rivale est l'Amarapura
Nikaya (30% des moines), créée par des bonzes ordonnés
en Birmanie en 1802. L'une et l'autre affichent un certain élitisme,
n'accordant la grande ordination qu'à des moines de rang
social élevé. Cette attitude est à l'origine
de la naissance de la troisième congrégation, qui
revendique un idéal de pauvreté : la Ramanna Nikaya.
Quelle que soit leur appartenance, les moines font l'objet des
plus grandes marques de respect.
Dans la plupart des villes du Sri Lanka, il existe au moins une
rue Olcott et une rue Dharmapala. Ces deux laïcs bouddhistes
du XIXe s. sont à l'origine de pratiques, toujours en vigueur
aujourd'hui : un catéchisme, enseigné dans les écoles
du dimanche et la déclaration de Vesak comme fête
nationale. De nos jours également la radio nationale diffuse
matin et soir des paroles de bénédiction psalmodiées
par des moines.
Les jours de pleine lune (poya) sont les « dimanche »
des bouddhistes car le Bouddha naquit, connut l'Illumination et
mourut un jour de pleine lune. Ce jour-là, on se rend au
temple bouddhique déposer des offrandes, écouter
les sermons et recevoir les bénédictions des bonzes.
À l'entrée des sanctuaires, on allume des lampes
à huile sur des supports, forgés dans le fer en
forme de feuille d'arbre Bo ou de dagoba. On dépose sur
les autels des brassées de nymphéas et de lotus.
Flammes et fleurs rappellent qu'en ce monde tout est impermanence.
Visiter au moins une fois dans sa vie les lieux saints du Sri
Lanka fait partie des devoirs de tous les bouddhistes. Pour eux,
les anciennes capitales Anuradhapura et Polonnaruwa sont des lieux
sacrés, tout autant que des lieux d'histoire. Bien d'autres
sites encore tissent à travers l'île tout un réseau
de routes de pèlerinage, tel Medirigiriya, Tissamaharama,
Mahiyangana, Sri Pada (pic d'Adam) ou Maligawila.
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Office
du Tourisme
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